nuages

Comédienne

Anne Monteil-Bauer a découvert le théâtre et participé à divers aventures singulières très jeune. En 5°, à Lausanne, son professeur de Lettres monte La Machine Volante de René Morax, il lui échoit le rôle principal de Madame de Fichini et son destin se scelle au grand dam de ses parents qui espéreront toujours lui voir emprunter un autre voie. En 4°, retour vers la France, mais il y a un club de théâtre au collège animé par des professeurs qui ont une compagnie, Les Histrions, c’est l’époque du théâtre engagé, le club monte une pièce (une création collective, bien sûr) sur la condition féminine. Le groupe est soudé, la plupart de ses élèves s’envole à la fin de l’année vers la seconde, qu’à cela ne tienne, ils forment un groupe dans la maison de la culture qui héberge Les Histrions et, sous leur parrainage, s’embarquent dans un travail sur la condition pénitentiaire (rien que ça !), le spectacle tient debout, il se retrouve programmé aux Rencontres Théâtrales non professionnelles de la Maison des Jeunes et de la Culture de Boulogne. Ce sont les plus jeunes, ils n’ont peur de rien, parmi eux se trouvent plusieurs « sales gosses » qui feront leur trou dans le milieu artistique, Philippe Delaigue (plusieurs années directeur de la Comédie de Valence, metteur en scène et comédien), Gérard Hum (compositeur, chef d'orchestre, percussionniste), Serge Pillot (metteur en scène et comédien). Anne Monteil-Bauer, au bout d’un an, rejoint Les Histrions et partage avec eux plusieurs aventures : occupation de l’usine Solex, intervention musclée au C.A.C. de Mâcon, échange, toujours dans le cadres des Rencontres Théâtrales non professionnelles de la Maison des Jeunes et de la Culture de Boulogne, cette année-là délocalisée à Sèvres, avec une troupe québécoise. Ensemble, en trois semaines, ils monteront un court spectacle sur le Mondial de Football ayant lieu cette année-là dans la très dictatoriale Argentine de Videla. Résultats scolaires en berne il sera mis un coup de frein sec aux ardeurs d’Anne Monteil-Bauer. Elle attend. Déménagement à Paris, Cours Simon, en même temps qu’une inscription en Fac de Philo, mais le théâtre pèse alors plus lourd dans sa balance intérieure : Cours Florent, Rue Blanche et, puis, éclat en plein vol (transposé dans Ecchymose). Des éclats en plein vol, on se remet lentement, elle l’apprendra, elle continue de le savoir. Mais elle réendosse sa passion, remonte une à une les marches de l’escalier qu’elle avait commencé à construire. Les temps ont changé. Le culot n’est plus de mise et être une femme dans ce métier (voir le rapport Reine Prat) ne facilite pas les choses. Elle jouera, un peu, quelques courts métrages, diverses interventions sur France-Culture, dont la très belle émission de Jean-Christophe Marti, La Douleur selon Duras, qui lui vaut de croiser Delphine Seyrig et Claire Deluca, un spectacle sur Lorca signé André Pomarat, un spectacle musical en hommage à Anderson, Siméon et les Girouettes qui tourne pendant trois ans, quelques uns de ses propres spectacles et puis des lectures en prison, pour des personnes âgées, dans les établissements délaissés, partout où les livres cheminent difficilement, ça elle continue à le faire. Mais surtout, elle mettra en scène.

Siméon et le girouettes

Siméon et les girouettes

Siméon est l'ami de tous les vents, froids, chauds, forts, ou doux. Il fabrique des girouettes et les vend sur le marché. Mais les gens n'y font pas attention. Siméon décide alors de tout arrêter, mais les girouettes ni les vents ne sont tout à fait d’accord…

Texte : Clair Arthur
Mise en scène : Eve Ledig

Siméon : Yves Thouvenel
Ficelle : Francis Albiero
Mémé-Chine : Anne Monteil-Bauer

Musique et univers sonore : Jeff Benignus
Lumières : Gerdi Nehlig
Scénographie et accessoires : Daniel Paul
Costumes : Françoise Dapp-Mahieu
Construction : La Machinerie/Strasbourg
Régie générale : Luc Fontaine
Régie son : Thomas Fehr
Régie lumière : Henry-Claude Solunto
Voix : Valérie Aubert, Marie-Anne Jamaux, Anne Monteil-Bauer
Françoise Ulrich.
Prise de son : Bertrand Vigier

Production: TJP CDN d'Alsace, Strasbourg

Le texte est paru (en récit) chez Père Castor/Flammarion, sous le titre
de Siméon, l’ami des vents

Léautaud

Léautaud

L'homme qui parle sur la scène a trente ans ; un petit garçon tremble en lui, agite ses blessures, se heurte à ses murs intérieurs, alors il écrit. Il rend mots pour maux son enfance sans mère. Il plante son verbe dans l'absence. Au beau milieu de ses phrases surgit une femme, sa mère ? Ou son fantôme ?
Mon Dieu! que cet enfant est donc désagréable ! est adapté de deux textes de Paul Léautaud: "Le petit Ami" et "Lettres à ma mère".

Paul : Jean-Christophe Cochard
Jeanne : Anne Monteil-Bauer

Avec les les voix de Mathilde Benignus, Carole Breyer, Catherine Javaloyes, Eve Ledig et Jeff Benignus.

Costumes : Sabine Siegwalt
Lumières : Didier Peucelle
Musique : Jeff Benignus

Plasticienne : Dan Steffan
Photographe : Cécile Cuny

Adaptation et mise en scène : Anne Monteil-Bauer
Assistanat à la mise en scène et conseils chorégraphiques : Marie Duffaud

Chargé de production : Bruno de Beaufort
Administration : Elisabeth Vielle

Images : Damien Fritsch

Sur le coup de 20h

Sur le coup des 20h...
Repas poétique

Ça se passe dans un théâtre, investi pour l’occasion par les plasticiennes Anke Vrijs et Michèle Schneider. Sur la scène, il y a des tables et autour des tables, des chaises pour vous asseoir et grignoter des tapas. En face, autour, à côté de vous, Anne List, contrebassiste, Anne Monteil-Bauer, comédienne et metteur en scène, François Smol et Xavier Boulanger, comédiens, disent, lisent, révèlent des poèmes écrits à l’encre contemporaine, publiés entre 1999 et 2002. Parfois les artistes suspendent leurs paroles et partagent un verre avec vous ou font passer les plats … Et pendant que vous croquez, Anke Vrijs et Michèle Schneider font courir leurs crayons sur leur carnet de dessins…

Textes de :
Isabelle Baladine Howald
Patrick Bouvet
Olivier Cadiot
Anne Cloutier
François de Cornière
Philippe Delaveau
Patrick Delbourg
Ariane Dreyfus
Jean-Michel Espitalier
Sylvie Fabre G.
Guy Goffette
Michelle Grangaud
Françoise Han
Ludovic Janvier
Franck Laroze
Christophe Marchand-Kiss
Jacques Rebotier
James Sacré
Dominique Sampiero
Wyslawa Szymborska
Christophe Tarcos
Fabienne Yvert

Mis en scène par :
Anne Monteil-Bauer

Plasticiennes :
Anke Vrijs et
Michèle Schneider

Contrebasse :
Anne List

Avec :
Anne Monteil-Bauer
François Smol et
Xavier Boulanger

Tremplins / Ateliers

Tremplins / Ateliers

Anne Monteil-Bauer a animé plusieurs types d’ateliers : stages ciblés ou sur l’année, certains comptant pour la licence d’Etudes Théâtrales (Université Marc Bloch - Strasbourg), les «Tremplins» du Théâtre Jeune Public (Strasbourg) durant 7 ans. Elle est intervenue au sein de la section A3, les trois années où elle a été artiste associée à La Manufacture de Colmar. Elle a mené plusieurs projets dans des quartiers dits sensibles, installant par exemple sa compagnie quelques mois au sein d’une ZEP et ouvrant ses répétitions durant les récréations. Elle est intervenue à l’Hôpital Civil de Colmar dans le service de gériatrie, ainsi qu’à la prison de Strasbourg et celle de Lyon. Elle reste attachée aux entreprises dans lesquelles les échanges sont forts et nourrissent son regard sur l’état de notre société. À cet égard, le projet Les Tremblements du Monde de La Maison des Passages (Lyon) autour de l’œuvre de Patrick Chamoiseau, pour lequel Anne Monteil-Bauer a dirigé une lecture et réalisé une scénographie, fut une expérience forte. Plus récemment, elle est intervenue au Lycée professionnel Marcel Semba de Venissieux.