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Mise en scene

Anne Monteil-Bauer, interviewée pour France3 Alsace à propos de La Seconde surprise de l'Amour, de Marivaux.

Anne Monteil-Bauer se lance dans la mise en scène en 1995 avec la commande de la compagnie Carlhina, Jeu de Pieds et de Petit Pois, spectacle chorégraphique, dont elle assurera l’adaptation et la mise en scène. En 1996, elle fonde la compagnie L’Attrape-Silence-Théâtre, dont la première création sera Alfred Dreyfus-Cinq Années de Ma Vie, viendront ensuite La Seconde Surprise de l’Amour  de Marivaux, Mon Dieu que cet enfant est donc désagréable d’après Léautaud et L.III.C.1 de Graham Smith. Parallèlement, Anne Monteil-Bauer répond à plusieurs commandes, Si tu veux être mon amie correspondance de Galit Fink et Mervet Akram Sha’bam réunie par Litsa Boudalika qui tournera pendant trois ans, Fritz et Grete de Rémi De Vos, d’abord pour le Festival Les Petits Méchants, le texte évolue et devient Alpenstock recréé dans la cadre de La Mousson d’Été à Pont à Mousson (diffusion France-Culture), un concert-spectacle avec les Jeunes Voix du Rhin et une randonnée théâtrale pour la Manufacture de Colmar, des repas poétiques pour les TAPS (Strasbourg) et la très belle carte blanche donnée par Matthew Jocelyn qui aboutira à  Quoi ? Intérieur crâne 1 et 2.

Dans toutes ses mises en scène, Anne Monteil-Bauer a mêlé les disciplines, arts plastiques, musique et danse venant soutenir un langage théâtral stylisé, profondément décalé du réel et basculant vers la poésie. La chorégraphie des corps, les suspensions du temps, l’onirisme épuré des décors sont pour elle autant de passages secrets vers un en-dedans du texte, paradoxalement irreprésentable, d’accord avec Louis Jouvet quand il dit que « Le théâtre est une de ces ruches où l'on transforme le miel du visible pour en faire de l'invisible. ».

Cet univers s’est construit dans une grande complicité et proximité avec d’autres artistes, Anne Monteil-Bauer passant commande à plusieurs musiciens, Jean-Pierre-Herzog, Jeff Benignus, Grave Beaumont (dont on retrouve les compositions sur ce site), travaillant régulièrement avec la danseuse et philosophe Marie Dufaud et avec la plasticienne Dan Steffan. Avec Dan Steffan, c’est plus qu’une histoire de théâtre, c’est un compagnonnage et une amitié qui ont pris et continuent de prendre diverses formes, elles ont ensemble monté une exposition parallèle au spectacle sur Dreyfus, travaillé dans le service de gériatrie de l’hôpital de Colmar, organisé des performances inspirées du travail de l’une et de l’autre, écrit et peint sur le travail l’une de l’autre, Dan Steffan signant la couverture du livre d’Anne Monteil-Bauer Alfred Dreyfus, un homme court dans la nuit, elles ont dernièrement réalisé ensemble deux Art-Book et Dan Steffan travaille à l’illustration de trois nouvelles d’Anne Monteil-Bauer. Notons aussi, la belle collaboration avec les peintres Anke Vrijs et Michèle Schneider qui créèrent le dispositif des repas poétiques et croquèrent les spectateurs durant les représentations.

La princesse au petit pois

La Princesse au Petit Pois

Adaptation et mise en scène :
Anne Monteil-Bauer
Chorégraphie : Carla Morales
Le Prince, La Reine : Bruno Uytter
La Fausse et la Vraie Princesse : Carla Morales
Décor et costumes : Dan Steffan
Assistante : Sophie Richard
Musique : Patrick Blanc
Interprétation : le Trio Paul Klee
Violon : Marie-Violaine Cadoret
Clarinette : Laurent Berthommier
Piano : Claudine Meyer
Ensemble Vocal : Variations
Direction : Sylvie Ponsot
Prise de son : Dany Malher

Les Souliers Rouges

Adaptation et mise en scène :
Anne Monteil-Bauer
Chorégraphie : Carla Morales
L'Invalide, l'Ange, le Bourreau, les Passants :
Bruno Uytter
Karen : Carla Morales
Décor et costumes : Dan Steffan
Assistante : Sophie Richard
Musique : Patrick Blanc
Interprétation :
l'Ensemble In Quarto
Flûtes à bec : Patrick Blanc, Pascal Coté et Frédéric Cotterreau
Ensemble Vocal : Variations
Direction : Sylvie Ponsot
Prise de son : Dany Malher

Alfred Dreyfus, cinq années de ma vie

Dreyfus

Un spectacle sur l'Affaire Dreyfus?
Non
Un spectacle sur les 1600 jours d'un homme "retranché du monde des vivants".
Un spectacle fait de chair, de rage et de résistance.
Un spectacle qui gratte le symbole et l'étiquette plaqués sur Dreyfus.
Au centre de la scène un homme, seul, qui lutte, qui croit fermement aux valeurs de la démocratie et de la laïcité, qui s'y accroche… follement.
Dans sa tête, au cœur de sa mémoire, sa femme, Lucie.
Et puis, ceux qui passent, mangent, dorment, se promènent : une fanfare égarée, désertée, qui peu à peu s'interroge.

Avec :
Alfred Dreyfus : Jeff Benignus
Lucie Dreyfus : Catherine Javaloyes
Musicienne 1 : Monique Masson
Musicien 2 : Frédéric Duperray
Musicien 3 : Frédéric Cottereau
Musicien 4 : Sylvie Brucker
Adaptation et Mise en scène : Anne Monteil-Bauer
Scénographie et costumes : Dan Steffan
Musique : Jean-Pierre Herzog
Lumières : Christian Peuckert
Conseils Chorégraphiques : Marie Dufaud
Administration : Elisabeth Folléa
Chargé de production : Bruno de Beaufort

Marivaux

Marivaux 

Une Marquise et un Chevalier sont en deuil, éperdus de chagrin, ils promettent de ne plus jamais aimer, leurs valets se lamentent et voudraient bien, eux, que la vie reprennent le dessus. Comme toujours chez Marivaux, les servantes et les valets tirent les ficelles, pensent plus vite et plus savamment que leur maître … En orfèvre, Marivaux se glisse à l’intérieur des cœurs et des entrelacs de mots qu’on assemble croyant dire une chose quand c’est tout son contraire qui affleure en nous. Pour aborder cette pièce, nous avons suivi, comme un fil d’Ariane, la question suivante : Quand on est amoureux, qu’est-ce qui est informé en premier, le cœur ou la tête ?

La marquise : Catherine Javaloyes
Lisette : Carole Breyer
Le Chevalier : Jeff Benignus
Lubin : Yann Siptrott
Hortensius : Dany Kocher
Le Comte : Dany Kocher
Mise en scène : Anne Monteil-Bauer
Costumes : Sabine Siegwald
Décors : Dan Steffan
Lumière : Didier Peucelle
Conseils chorégraphiques : Marie Dufaud
Musique : Mozart
Adaptation bande son : Jeff Benignus..

Léautaud

Léautaud

L'homme qui parle sur la scène a trente ans ; un petit garçon tremble en lui, agite ses blessures, se heurte à ses murs intérieurs, alors il écrit. Il rend mots pour maux son enfance sans mère. Il plante son verbe dans l'absence. Au beau milieu de ses phrases surgit une femme, sa mère ? Ou son fantôme ?
Mon Dieu! que cet enfant est donc désagréable ! est adapté de deux textes de Paul Léautaud: "Le petit Ami" et "Lettres à ma mère".

Paul : Jean-Christophe Cochard
Jeanne : Anne Monteil-Bauer

Avec les les voix de Mathilde Bénignus, Carole Breyer, Catherine Javaloyes, Eve Ledig et Jeff Benignus.

Costumes : Sabine Siegwalt
Lumières : Didier Peucelle
Musique : Jeff Benignus

Plasticienne : Dan Steffan
Photographe : Cécile Cuny

Adaptation et mise en scène : Anne Monteil-Bauer
Assistanat à la mise en scène et conseils chorégraphiques : Marie Duffaud

Chargé de production : Bruno de Beaufort
Administration : Elisabeth Vielle

Si tu veux être mon amie

Si tu veux être mon amie

Assises chacune sur une chaise au milieu d’un désert, deux petites filles dialoguent.
Une musique aux accents orientaux fait résonner autant leurs silences que leurs paroles.
Et bien qu’assises, rivées à leur chaise comme aux frontières des territoires qui les séparent, les corps entament une danse des signes et de l’espoir.
Les comédiens font entendre un échange de lettres entre une petite israélienne et une petite palestinienne. C’est l’innocence qui parle. Ce temps où ni le discours politique ni le discours religieux n’ont encore pris le pas sur l’envie de se rencontrer.

D'après le lettres de Galit fink et Mervet Akram Sha'ban
réunies par Litsa Boudalika (Editions Gallimard, 1992)

Mise en scène : Anne Monteil-Bauer
Avec :
Isabelle Marx, Sonia Mankaï et Richard Doust
Musique : Richard Doust

Co-production Courant D’art – La Laiterie – C.E.J.C

 

Fritz et Grete

Fritz et Grete

Fritz et Grete a eu plusieurs vies, d’abord crée lors du festival les petits méchants, il a connu une suite et est devenu Alpenstock, pièce courte pour trois personnages.

L'achat d'un détergent au marché cosmopolite va obscurcir le bonheur apparemment sans tache de Fritz et Grete. Rémy De Vos, en s'amusant à jouer des clichés sur l'Autriche, nous renvoie à nous-mêmes, à notre faculté de toujours mieux voir la poutre dans l'œil du voisin.

Une pièce de : Rémy De Vos
Mise en scène par : Anne Monteil-Bauer
Créée par : L'Attrape Silence Théâtre
Avec : Isabelle Marin et Frédéric Solunto

Créé dans le cadre de la Mousson d’Eté à Pont à Mousson en 2001.
Mise en onde par Jean-Matthieu Zahnd en collaboration avec Anne Monteil-Bauer et diffusé sur France-Culture.

Fritz : Michel Bompoil
Grete : Isabelle Mazin
Yosip : Daniel Martin

La pièce a été reprise à la Manufacture de Colmar dans sa version la plus courte avec

Fritz : Eric Herson-Macarel
Grete : Isabelle Mazin


L.III.C1

L.III.C.1

Ça commence après la fin (d’une comédie datée), ça se passe de nos jours, Edmond, Lucile et Octave errent dans les ruines d’un vieux château. Ils se remémorent leur passé. Il y était question d’amour, d’amitié, de jalousie et de trahison. Chacun soliloque, quand brusquement la pièce bascule en 1848, flash-back en forme de citation, Livre III, Chapitre premier de Pierron et Augier auquel Graham Smith ne change pas une virgule.
Lucile vient d’épouser Edmond, son ami d’enfance, mais entre elle et lui, il y a Octave l’encombrant ami intime. Piège, manigance, Lucile croit se débarrasser d’Octave, elle reçoit une bonne leçon (morale du 19ème siècle oblige).Tout devrait renter dans l’ordre, mais Graham Smith est aux commandes, il disloque le temps, la pièce continue, la vie à trois aussi…
Les insatisfactions rongent le quotidien, les masques tombent, l’ordre est bel et bien chamboulé. Le vaudeville, alors, nous révèle ses confins tragiques.

 

Pièce de : Graham Smith
Mise en scène par Anne Monteil-Bauer
Avec :
Frédéric Solunto dans le rôle d'Edmond de Mailly
Isabelle Mazin dans celui de sa femme, Lucile
et Francis Freyburger dans celui d'Octave Dubourg
Scénographie : Dan Steffan
Costumes : Dan Steffan et Jean Duntz
Chorégraphie :
Marie Dufaud
Musique :
Grave Beaumont
Images :
Henry Kugler
Lumières : Didier Peucelle
Assisté :
Philippe Brenner

Coproduction : La Manufacture - L'Attrape-Silence-Théâtre